George Gossin

Chapitres:

  1. 00:00 Je suis né à Paris en 1923
  2. 04:16 On s’est arrêté à la Souterraine dans la Creuse
  3. 08:16 A Toulon, j’ai aidé la Résistance
  4. 12:33 Des prisons de Toulon et Marseille au camp de Drancy
  5. 29:33 On est arrivé à Auschwitz
  6. 36:09 A Świętochłowice, j’ai travaillé avec un civil français
  7. 42:59 « Toi qui connais les machines automatiques« 
  8. 47:52 Lutte gréco-romaine à Świętochłowice
  9. 58:27 J’ai eu le crâne ouvert
  10. 01:01:03 On lançait des bobards
  11. 01:04:14 Demain c’est eux qui vous pendront
  12. 01:06:03 On est arrivé à Mauthausen
  13. 01:15:40 Riveur contrôleur
  14. 01:25:36 Sabotage à Gusen II
  15. 01:38:07 L’arrivée des Américains
  16. 01:51:45 « Je ne me rappelais plus où j’habitais »
  17. 02:01:55 « Ma mère s’est approchée […]: qui êtes vous? »
  18. 02:15:29 1947 et après

1923, Paris – 2021, Paris

Il est né Georges Goldstein en mars 1923 à Paris. Ses parents d’origine polonaise sont venus en France après leur mariage. Une petite sœur nait après lui ; son frère aîné était lui né en Pologne. La famille habite le faubourg Saint-Martin. Le père a une fabrique de tricot et un atelier de maroquinerie. Georges souhaite devenir instituteur mais son père préfère le voir travailler. Il devient ouvrier dans une usine de fabrication d’avions militaires installée à Saint-Denis, au nord de Paris.

Devant l’invasion allemande, la famille quitte la capitale et s’installe à la Souterraine, en Creuse. Avec son frère, il descend à Toulon. Il participe à des actes de résistance par l’intermédiaire d’un commissaire de Police de cette ville. Il est arrêté le 28 septembre 1943 par la Gestapo – sans doute à la suite d’une dénonciation. Il connaît les prisons Saint-Roch de Toulon où il est malmené, puis celle de Marseille, avant d’être transféré à Drancy. Il est déporté par le convoi 61 du 28 octobre 1943.

A son arrivée à Birkenau, sélectionné pour le travail forcé (Matricule 159 637), il est envoyé au camp de Eintrachtshütte (Świętochłowice) où il reste plus d’un an jusqu’en janvier 1945. Il est transféré au camp de Mauthausen puis à celui de Gusen 2 où il est affecté dans une usine souterraine pour travailler à l’assemblage d’avions Messerschmitt. Là, il a pu saboter avec la complicité de son chef d’équipe (un civil autrichien) une quinzaine d’avions.

Il est libéré par les troupes américaines. Après avoir vagabondé quelques jours, il est rapatrié en France dans un groupe de prisonniers de guerre. Il retrouve sa famille à la Souterraine.